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Peut-être un jour, peut-être bientôt

L’encre noir coulait sur les pages de mon petit cahier. Éclairé par une lampe, le cahier se noyait. J’écrivais dans ma chambre, j’avais finis par m’endormir et l’encre avait profiter pour s’échapper.

Les yeux lourds, j’observais les flaques noires envahir les pages vierges, j’avais juste commencer à écrire le début de mon roman. Celui-ci nageait dans un ocean noir maintenant.

Les aiguilles de ma montre indiquait 23:55. Un nouveau jour. Un nouveau jour qui attendait d’être vécu de différentes façons, de différentes manières. Un nouveau jour qui offrait le plaisir de rêver et le plaisir d’y croire encore une fois.

23:56

On y croit toujours. On y croit, oui. On croit à la promesse de l’aube, aux rayons de soleil qui viennent nous reveiller.

23:57

Tu te souviens de quelle couleur était le ciel ce jour là? Tu te souviens des quelques secondes qui ont précédé notre rencontre?

23:58

J’avais pris un taxi jaune ce jour là, il était 16 heures environ. J’avais mis un pull vert kaki ce matin, “n’importe lequel” je m’étais dite, en fin de compte, ce pull kaki était devenu mon pull fétiche.

23:59

Le moment de rencontre n’était pas calculé, celui de l’adieu, par contre, était attendu.

Je n’avais pas eu le courage de me retourner. J’avais souris en promettant une nouvelle rencontre.

00:00

Peut- être un jour, peut-être bientôt. Entre le passé et le futur, seul le présent m’appartenait.

00:01

Un nouveau jour.

Je déchirais les pages noircies de mon cahier et avec elles la date de mon calendrier.

Je m’enfonçais dans les draps, rêvant de la couleur du ciel qu’il ferait ce jour là.

Peut-être un jour, peut-être bientôt.

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Le pont de la vie

L’eau de la rivière faisait couler son bleu étincelant en dessous du vieux pont. Le soleil nous offrait quelques uns de ses rayons, j’étais sortie avec ma petite Chloé pour en profiter. J’observais ses cheveux noires briller au soleil, ses yeux sourire aux nuages blancs et sa voix mélodieuse chanter “j’aime la galette” qu’elle avait appris à l’école.

Elle avait des pupilles de la forme noisette, des yeux couleurs marrons de bois. Lorsque le rythme de la vie m’emportait, je me réfugiais dans ses yeux innocents pour me protéger du temps. Lorsqu’elle riait, le monde s’arrêtait, les aiguilles de la montre se figeaient, elle m’emportait, dans son monde à elle, elle qui était mon monde à moi.

Je me surprenais souvent, riant toute seule, versant des larmes, tout en observant un petit être qui avait pris tant de place dans ma vie, un petit être qui était tout l’amour que je pouvais imaginer.

Je m’étais assise sur un banc, l’observant s’amuser à compter les bateaux mouches qui passaient. Je la pris en photo comme d’habitude, une photo de plus dans mon album. Sur chaque photo d’elle, je lui écrivais un petit mot qu’un jour elle lira. Aujourd’hui, je lui avais écris ceci:

” Sur ton pont favori, tu comptes les petits bateaux, tu chantes, tu ries aux éclats, comme si le soleil s’était levé sur Paris juste pour te voir sortir de la maison. Un jour tu te retrouveras à nouveau sur ce pont, avec moi peut être ou pas. Tu te retrouveras à ce même endroit, joyeuse souvent, triste parfois, douteuse quelques fois, rêveuse toujours. Tu te retrouveras seule ou avec des amis. Tu te retrouveras seule ou avec lui. Que tu sois seule, ou avec compagnie, n’oublie surtout pas de compter les bateaux mouches, de chanter, rire aux éclats comme si le soleil s’était levé sur Paris juste pour te voir sortir de la maison. J’espère un jour, ne plus te voir sur le pont, mais plutôt prendre ma place sur ce banc, observant à ton tour, ton monde à toi, faire réveiller le soleil de Paris et compter les petits bateaux mouches de la rivière, qui passeront toujours sous le pont de la vie.”

 

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La flamme

Et après tout ce temps, on ne reconnait personne, on ne se reconnait même pas soi-même. On se regarde dans le mirroir, on enfonce nos yeux dans les siens, on découvre une flamme qui s’éteint. On entend un crépitement de bois, et puis plus rien.

Cette flamme était vivante, tellement vivante que dès fois on n’avait même pas besoin de s’approcher autant au mirroir pour la voir. On la voyait de loin, souriante.

Le plus souvent, nous et notre mirroir ne faisons qu’un, malgré cela, la flamme nous échappe. Comme de la magie dans un cirque, on l’attend, on sait qu’elle va jaillir, on attend en silence. On sait que le magicien ne nous decevra pas. On sait qu’on est là pour voir apparaitre la flamme jaillir de nul part et on l’attend.

Quelques secondes, quelques minutes, et on se rendra compte que la vie n’est pas un cirque. On se demandera pourquoi on est planté devant un carré de verre qui nous immite, en regardant une silhouette devenue tantôt familière tantôt étrangère.

On entend quelques crépitements de bois, et puis plus rien. Plus rien, sans pourtant savoir jusqu’à quand. Plus rien, un vide, une détresse, un manque, une décéption… on ne sait pas. Un mélange de tout, un mélange de rien.

Peut être qu’on essaie d’appeller la flamme, on chuchote, on lui parle, on crie. Elle ne répond pas. On veut casser son reflet, cela ne servira à rien, notre visage sera toujours là et la flamme toujours pas.

Lorsque quelques rayons de soleil viennent s’introduire dans la chambre, traversent notre visage, s’approche de nos yeux, on se dit qu’il est temps de dormir. Le soleil se lève, on se remet au lit, peut être que la lune, c’est nous. La lune n’est qu’un mythe. La lune c’est nous. On se passe le rôle, on reste debout la nuit, on attend la flamme.

On l’attend, jusqu’au jour où on l’attendra plus. On l’attend jusqu’au jour où elle reviendra briller dans le miroir, et nous, nous serons endormis car il ne fera plus nuit.

 

 

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Le petit nuage

Mes pas résonnaient le long du couloir obscur. Seules quelques lumières de l’éxterieur illuminaient le château. Ce majestueux endroit était desert et j’étais venue ce soir pour récupérer quelque chose.

Les escaliers en spirale semblaient interminables. J’étais préssée. Je devais retrouver cet objet le plus tôt possible. Mes pieds se disputaient les marches. Autour de moi, des tableaux, des photos et des bougies. Un parfum de rose était maître du château mais personne n’habitait ici depuis des siècles. J’essayais d’ouvrir les portes, toutes étaient férmées à clés.

Je courais d’un étage à l’autre, ma robe valsant, mes pieds nus faisant trembler le tapis rouge sous mes pieds. Tout le monde avait peur de ce majestueux domaine, on disait qu’il était hanté. On disait qu’il existait un petit bocal qui renfermait un nuage. Ici, dans ce château. Ce nuage délivrait le secret du futur, il t’emportait pour quelques secondes dans le nuage de ta vie. On disait que rien n’était plus intense, rien n’était aussi effrayant. C’était ce bocal là que je cherchais avant que la nuit ne s’achève.

Une porte grinçait, un vent emportait ma robe. Je me tournais. Une porte venait de s’ouvrir derrière moi, cette porte menait à la grande tour. Je pris ce chemin avant que le château ne change son avis et ne referme sa porte à mon nez.

Soudain, je me retrouvais en plein air, sur la plus haute tour délivrant à mes pieds toute la ville. Le vent n’était plus aussi violent et le parfum de rose m’avait suivi jusqu’à l’exterieur. Il y a avait un objet au bord. Un bocal en cristal se présentait près de moi, et à l’intérieur, un petit nuage blanc. Je souris. Je m’approchais pour le toucher… La porte de la tour claqua derrière moi et le nuage s’assombrit dans le bocal jusqu’à se confondre avec l’obscurité de la nuit.

Dans quelques secondes j’étais emportée, le film de ma vie passait sous mes yeux, vite et lent, sans dimension de temps, les émotions se disputant les rôles, les évènements l’un après l’autre, les visages aussi, certains familiers et d’autres pas. Je recherchais quelque chose, je recherchais une réponse, je détaillais les visages… mais je n’avais que quelques secondes… et elles étaient terminées.

J’ouvris les yeux sur la ville. J’étais toujours sur la tour et le petit nuage était redevenu blanc. Je remarquais que j’avais pleuré et que mes joues étaient toujours humides. Je savais pourquoi. Je m’approchais du bocal lentement et le pris dans mes mains. Je savais maintenant pourquoi les gens fuyaient ce château. Ils avaient peur de ne pas voir ce qu’ils éspéraient. Ils avaient peur de ne pas être à la hauteur d’un future qu’ils ne pourront pas changer.

J’ouvrais le bocal et en sortit le nuage. Je le caressais calmement avec ma paume. Je l’observais de mes yeux lourds, sans rancune. Je l’observais comme si j’avais mis au monde ce petit bout de ciel. Il changea encore une fois. Cette fois-ci, il ne devint pas noir. Mais il se transforma en un bout de ma vie, c’était ce dont je voulais voir dans mon futur depuis le début. “C’est cela que tu veux?”. J’ouvris grand mes yeux. Je tremblais. Je fis oui de la tête. J’avais peur.

“J’ai accueilli tant de personnes ici chez moi me dis le nuage. Tous avaient vu comme toi le film de leur vie. Aucun n’a pu revivre normalement. Ils ont brisé mon bocal à plusieurs reprises, ils m’ont écrasé. Certains m’ont maudit, tu sais, j’entends leurs cris chaque soir.

Toi, je sais ce que tu veux. Je sais pourquoi tu pleures. Mais je ne sais pas pourquoi tu m’as pris dans tes bras. Tu as continué à voir en moi le petit nuage blanc malgré la noirceur dont je suis capable de créer, tu as choisi de me caresser au lieu de me démolir, tu as choisi de m’aimer au lieu de me haïr et surtout tu as voulu y croire encore malgré toutes les évidences que j’ai pu apporter.”

Je lui souris. Je m’approchais du bord, le nuage toujours entre mes mains, et je le libérais dans le ciel.

“Je porterais tes voeux à la galaxie, je porterais cette image de ton futur au creux de l’univers. Je dessinerais le visage que tu voudras, les souvenirs que tu accumuleras, je me battrais pour les rêves que tu souhaiteras. Car un coeur qui sait aimer malgré tout, est un coeur qui mérite que l’univers travaille dur pour lui offrir la joie, c’est un coeur rare qui mérite que l’univers change son parcours pour le rendre heureux.”

 

 

 

 

 

 

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Les feuilles d’automne

Au bord de ma fenêtre, j’observais les premiers rayons de soleil qui parvenaient de derrière la colline. Un bouquin à la main, une tasse de thé à mes côtés, je lisais pour la 2ème fois mon roman préféré. L’automne approchait, les feuilles des arbres avaient peur. La fin les attendait, toutes jaunes, elles s’écraseront au sol, et l’arbre les remplacera le printemps prochain pour s’embellir.

Elles avaient raison d’avoir peur. Elles allaient se faire remplacer. Non seulement cela, mais elles vont se faire oublier, sans aucune marque, sans aucun souvenir, elles vont s’effacer, comme lorsque le vent nettoie les rues de leurs poussières.

Parfois, nous sommes comme les feuilles d’automne. On se fait oublier, on se fait remplacer, on ne peut plus embellir notre arbre car il a besoin d’autres feuilles. Dès fois même on se fait écraser, non pas par des bottes mais par des sentiments qui jaillissent plus lourds qu’une montagne. On se fait emporter, non pas par le vent, mais par les décisions inchangeables de la vie.

Je portais ma tasse de thé à mes lèvres, et je me demandais à quoi ressemblerait une feuille heureuse, à quoi nous ressemblerons si nous étions heureux. Je fermais mon livre, c’était à moi d’imaginer maintenant.

Je réfléchissais un instant et je savais ce qui nous manquait, nous les feuilles, nous les Hommes. On manque de continuité. On s’attache trop à notre branche, que l’on finit le plus souvent par oublier que rien ne persiste. On oublie que la vie ne nous offre pas son temps infini, on oublie que le vent peut nous décrocher lorsqu’il le souhaite.

Nous sommes des feuilles bien plus fragiles que celles qui tombent en automne. Nous, nous connaissons aucune saison, aucune date pour tomber. À chaque instant, on peut basculer. On peut basculer de la vie, on peut basculer même de quelqu’un.

On perd de continuité. On perd le bonheur. On se remet à rechercher ce que l’on croit avoir possédé.

J’enfilais mes bottes, je devais partir. Je voulais ramasser les feuilles jaunes avant que le vent ne les éparpille. Sur ces feuilles là, j’allais écrire. Je voulais leur donner vie, je voulais me rendre la vie. Je voulais ancrer ma continuité dans ces feuilles jaunes d’automne. Je ne laisserais pas le vent nous emporter cette fois.

En fin de compte, je me moque que je ne sois pas  Victor Hugo, Baudelaire, ou Gibran khalil Gibran, je voudrais seulement être ton livre préféré sur ta table de chevet. Un livre qui sera irremplaçable, une histoire sans fin. Même si ce livre n’est qu’un tas de feuilles fragiles, même si son auteur n’est que moi. Je voudrais seulement être ton livre préféré sur ta table de chevet.

 

 

 

 

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Vivre

Vivre… un simple mot de cinq lettres mais chacun d’entre nous lui donne un sens différent…

Pour moi vivre c’est…

Être passionnée de tout et de rien, s’acharner pour réaliser ses rêves, changer de chemin mais jamais de rêve… Ne soyez pas la personne qui accepte de baisser les bras

Pour moi vivre, c’est aussi aimer sans limites, se faire mal souvent, mais au fond toujours être satisfait de répandre tant de tendresse…

On vit lorsqu’on apprécie ce que l’on a…avoir un coeur plein de gratitude nous mène à la moitié du chemin du bonheur…

Vivre, c’est un soir d’automne, un verre de vin à la main, au dessus de toi, un ciel illuminé d’étoiles et en dessous, une ville agitée de tourments…et une personne à tes côtés qui sera là à chaque automne…

Vivre est un mot magnifique que Dieu nous a donné le sens… Vivre c’est respirer sans peur car quelque part dans les cieux, des yeux sont en train de te protéger et de te guider…

Vivre c’est aussi avoir un coeur de soleil lorsque ton alentour n’est qu’orage et pluie. C’est avoir un coeur qui sait te parler lorsque personne n’y arrive. Vivre c’est se sentir bien avec soi-même et sa conscience pour la fin des jours.

Chacun vit de façon différente, l’important est de ne pas blesser celui qui n’est pas comme nous. Ne laisse personne te dire que tes rêves sont non réalisables, ne laisse personne te faire noyer dans une vie jugée “correcte” car elle est vécue par la majorité….

Vivre c’est trouver pourquoi Dieu veut que tu viennes sur terre, c’est trouver ton rôle dans la vie. Car pense un moment à cela: après avoir créer la galaxie, les montagnes, la nature, les étoiles et toutes les beautés de l’univers, Dieu s’est dit que le monde est incomplet.. il t’a alors envoyé sur terre pour terminer avec beauté sa peinture….

En fin de compte, vivre c’est lorsque les mots et les actions se rencontrent… voilà la beauté de vivre

 

 

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Ma bonne étoile

Le soir, lorsque la brise venait remplacer la chaleur du jour, je sortais dans mon jardin. A mes yeux, il ressemblait plutôt à une forêt que l’on voit dans les films. Des arbres, des milliers de fleurs, une cabane perchée sur les branches dures du grand chaîne. Il y avait même une fontaine majestueuse dont l’eau dansait la nuit.

Le plus beau coin du jardin était le refuge des étoiles. Derrière les cascades de roses, une petite grotte accueillait les étoiles qui venaient accoucher. Les nouvelles étoiles de la galaxie prenaient vie ici, au calme et j’observais ce qu’il y avait de plus magique dans l’univers. Je ne m’approchais pas trop pour ne pas déranger mais ce soir là, une d’entre elle m’avait fait signe de venir voir de plus près.

Elle venait de donner vie à une jolie petite étoile dont la lumière était pure et éblouissante. Je l’avais pris dans ma main, elle était magnifique, sa chaleur était douce et son charme irrésistible. Sa mère derrière les roses nous observait, elle avait donner tout son éclat à son nouveau né.

《Ma petite sera ta bonne étoile. Tu pourras lui parler même dans les cieux, tu sauras à chaque nuit que demain sera un meilleur jour. Elle sera là pour toi et je sais que tu seras là pour elle. Oui, même les étoiles ont besoin de quelqu’un pour briller. Parmi tant d’étoiles, tu la reconnaitras, vous êtes liées par l’univers. Et un jour lorqu’elle voudra accoucher, elle reviendra chez toi, dans ton refuge, où pour la première fois, elle a découvert sa moitié humaine et la joie de vivre. Dorénavant, elle portera ton bonheur, tes larmes, ta peur, tes ambitions avec elle, et guidera ton chemin jusqu’à la fin des temps.》

Ma bonne étoile était entre mes mains, la fontaine dansait au rythme du soir, les cascades de roses parfumaient la place. Je me réfugiais dans ma cabane, où je pouvais toucher le ciel. Je devais accrocher mon étoile dans cet immense ocean bleu sombre, entre moi et l’univers. Un peu plus proche de moi tout de même, car en fin de compte je l’avais attendue depuis si longtemps et elle m’aimait plus que l’univers.

 

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