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Le panier

Un panier à la main, je traversais les rues humides de la ville. Un soir, comme les autres, où la lune décidait de se camoufler. Un soir où elle emportait avec elle ses plus belles étoiles dans le ciel de nuage.

Mon panier contenait un monde en lui même où les sentiments se disputaient les rôles. C’était l’espoir qui m’avait chuchoté à l’oreille ” Va te promener là bas” et la raison lui avait repondu “Arrête. Tu vas lui faire du mal”. J’aime bien suivre l’espoir, il est toujours rêveur et optimiste… mais c’est lui qui me fait souvent de la peine lorsqu’il m’oublie lorsque son alliée la deception jaillit.

Je marchais toujours, me dirigeant vers cet unique endroit. Il faisait froid, mais l’espoir était avec moi ce soir, il discutait avec moi tout au long de mon trajet.

Mon coeur battait très fort, comment retourner là bas? Après tout ce temps écoulé?

Je continuais, je voulais y retourner. Même la raison gesticulait dans le panier, elle hurlait, criait et essayait même de frapper l’espoir et son amie.

Je ne voulais pas savoir.

La porte bleue et blanche hornée de feuilles de lilas se tenait devant moi. Les fenêtres étaient fermées, les lumières éteintes et le silence encore plus etouffant. C’était ici. Me voilà apres tant d’années.

“Vas-y frappe à la porte” me souris l’espoir,

” Tu ne te souviens pas de tout ce qui s’est arrivé lorsque tu lui as fais confiance? Il est temps de passer à autre chose” s’imposa la raison

“Je ne t’ai jamais rien promis” m’annonça la joie

“Je ne suis jamais loin, tu le sais bien” se moqua la deception

Les larmes aux yeux, la gorge serrée, je jettais le panier par terre.

Je me dechainais sur la porte en bois, je frappais de toutes mes forces…

Personne. Pas de reponse. Rien

Je m’appretais à recommencer…

J’entendis quelqu’un me souffler:

” Je t’ai offert des instants dont tu ne pensais jamais posseder… J’ai joué mon rôle pour que tu puisse croire en moi… puis j’ai repris ce qui m’appartenait au fil du temps. Sans que tu ne comprennes, sans te laisser le choix. Violent comme un orage d’hiver, blessant comme une lame.Je m’excuse…C’est la vie qui m’a imposé ce rôle… Tu resteras sans réponse peut être jusqu’à la fin de ta vie…”

C’était le hasard.Je l’aimais bien celui-là, il était mon préféré… jusqu’à cet instant.

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