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La lune

J’étais à la page 390 de mon bouquin, l’histoire prenait un rythme de fou. A la page 380, Elise, avait tout pour la rendre heureuse. Ici, à la page 390, tout était perdu pour elle. C’est fou comme tout peut basculer en 10 pages!

Mais ce qui m’a attirée le plus c’était cette phrase là: ” Ce qui est destiné à toi trouvera toujours son chemin vers toi, malgré la vie.”

J’avais férmé le livre avant même de finir mon chapitre. Derrière moi la vitre du salon me rappelait que le soleil avait terminé sa mission du jour… et qu’elle se préparait à présent à illuminer la lune.

J’allumais des bougies, comme chaque soir. Je m’asseyais près de ma fenêtre attendant l’apparition du croissant dans l’obscurité. J’avais une question à lui poser… elle, la lune me répondait toujours.

Accrochée dans ce ciel obscur sans nuage, elle me fit signe d’ouvrir ma vitre pour discuter. Elle était belle ce soir, sa lumière était claire, bien plus claire que d’autres nuits.

Ma voix en écho resonna: “Est-ce que vraiment chaque déstinée revient? ”

Elle sourit avant de me répondre. Comment je le sais? Et bien un croissant de lune sourit toujours, voilà, même lorsqu’il est triste…

“Voilà une belle pensée provenant d’un beau livre, mais la réalite est toute differente. Je ne dis pas que la destinée ne revient pas, je dis seulement qu’elle ne revient pas toujours.”

“Et pourquoi pas toujours?”

La chaleur de son sourire était moins palpante à présent et sa lumière moins brillante…

“Pourquoi à ton avis le soleil m’illumine chaque soir?”

Elle ne m’avait même pas répondu… mais je ne voulais pas la contrarier donc je répondis:

“Parce que c’est son rôle!”

Elle sourit à nouveau de toutes ses dents, les étoiles à côté d’elles gloussaient et pouffaient de rire. En gros, la galaxie se moquait de moi.

“Ce sont des mythes tout cela ma belle, penche toi encore plus près à ta fenêtre, je vais te dire un secret… Le soleil m’aime.”

“Et toi?”

“Moi aussi”

“Mais… vous ne vous rencontrez jamais…”

“Helas! Voilà pourquoi chaque déstinée ne revient pas toujours,car comme le soleil et lune, leurs univers ne sont pas fait pour se rencontrer. Triste histoire n’est ce pas? On s’y habitue. ”

Son sourire s’était effacé. Mais elle était encore plus charmante, ma lune. Je l’observais de mes grands yeux et je réalisais à présent pourquoi le soleil l’aimait tant. Même triste, elle rayonnait, en fait, c’est surtout lorsqu’elle était triste, que le soleil lui envoyait ses plus beaux rayons.

Les nuages venaient la couvrir… elle me lançait ces derniers mots :

“Aie confiance en la vie. Mais pas trop. Apprivoise la. Peut être,elle ne te donnera pas tout ce que tu voudras à la fin… mais tu auras au moins essayer. Mais je suis certaine, que dans un autre monde et dans un autre temps, tu retrouveras ce qui t’appartiens. D’ici là, illumine les autres, illumine ceux que tu aimes, malgré tout. Et surtout illumine toi, toi même. Et si un jour, tu te sens triste, comme moi ce soir, tu sentiras la chaleur des tiens pour te rendre la joie. Un jour dans un autre monde, le soleil, la lune et ta déstinée seront tous à tes côtés.”

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Le Chemin de la Rose

Les rues sont infinies, les possibilités multipliées, les chemins croisés, un labyrinthe unique, le labyrinthe de la vie.

Tout le monde cherchait sa voie, on se bousculait dans les passages étroits de ce labyrinthe. Moi, un sac sur le dos, une carte dans les mains, je guettais, j’observais, j’essayais de m’en sortir sans pour autant le vouloir. J’aimais bien la géographie, mais là je ne comprenais pas grand chose. Il y avait des milliards de chemins, de flèches, d’indications…

Je choisis une voie au hasard et hop. Le hasard comme toujours, un secoureur de court instant qui peut se transformer en ennemi de la mémoire pour la vie… Mais on n’a pas toujours le choix.

Je longeais le chemin de droite, nommé sur ma carte “Chemin De La Rose”. Des gens couraient déjà par là essayant toujours de se sauver. Ce chemin comme son nom l’indique était rempli de rose dans ses ruelles étroites. Les poumons fleuris, je marchais fredonnant un air de campagne…

Une femme m’interpella, me secouant la carte sous mes yeux, elle était paniquée comme tout le monde d’ailleurs, mais elle était la seule à s’occuper de quelqu’un d’autre qu’elle même:

“Hé Ho !! Il n’y a pas de temps!! Ca va pas la tête de te promener ainsi et de chanter?”

“Pas de temps pourquoi? Regarde les roses et tout et regarde là bas il y a….”

“Oh mais arrête… c’est toi qui devrait regarder ta montre avant qu’il ne soit trop tard…”

Elle avait compris que je n’avais rien pigé.

“Le succès, la joie de vivre et l’amour, tu ne les retrouveras pas dans tes roses… Vite depêche toi! Tu dois les retrouver avant que tout ne s’achève…”

Elle s’en alla.

“Tu ne les retrouveras pas dans tes roses”… mais n’importe quoi…

Le succès? Pour moi, ce n’est sûrement pas faire comme les autres. Ici tout le monde se tue pour se sauver, et moi j’ai eu le courage de prendre la voie que je voulais.

La joie de vivre? Le chemin de la rose me rend heureuse, j’essaie de ne pas penser à ce que le labyrinthe de la vie nous préserve… Je vis donc chaque instant.

L’amour?  Je ne l’ai pas encore trouvé dans une autre personne… Mais je m’accepte et je m’aime moi même, et personne ne sera aimé sans avoir appris à s’aimer complètement en premier.

Je jettais ma carte par terre, le sac à dos aussi et j’enlevais mes talons… pieds nus je courais dans le Chemin de la Rose… Je dansais et j’admirais chaque pétale fleurissante…

Au bout du chemin, une lumière jaillissait, et une ombre venait à ma rencontre…. Une personne qui avait choisit le même chemin que le mien, qui avait trouvé son succès et sa joie de vivre…

Et moi même je venais de trouver les trois élements…

Qui a dit que je ne trouverais rien dans les roses?

 

 

 

 

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A l’horizon

Le ciel était d’un bleu clair en cette matinée de printemps, ma tasse de café noire avait pour reflection la reine des étoiles.

La mer et le ciel à l’horizon se confondaient, ne faisant qu’un en fin de compte, malgré toute la distance qui les oppose sur le grand large.

C’est tout à fait comme nous, nous les humains. Pendant une grande partie de notre vie, on ne se rend pas compte de l’horizon. On ne sait pas ce qui se passe, qui sera là, que serait-on… On est absorbé par le grand large.

Dans la vie, il existe plusieurs horizons, à chaque fois qu’on arrive à l’une de ces frontières, on y garde quelque chose ou quelqu’un, et peut être les deux.

Durant notre traversée du large, existe des personnes qui nous tirent vers le bas, vers l’obscurité sous marine… existe d’autres qui nous envoient des dauphins sauveteurs, nous aidant à traverser, et à atteindre notre horizon.

Ces personnes là, sont celles qui resteront avec nous jusqu’à la fin des temps, si seulement on arrive à deceler leur effort et leur amour.

Il existe toujours du bien dans la vie, celle ci mérite d’être vécue jusqu’à la toute fin.

Il existe des personnes qui illuminent votre vie, regardez de plus près, elles peuvent être partout…

Votre famille, source de votre vie, qui vous encercle d’amour, quand vous oubliez de vous aimez vous même,

Le gardien à l’université qui vous sourie tous les jours comme si vous êtiez la 8ème merveille du monde,

Votre ami d’enfance qui n’a aucune idée à quoi vous ressemblez aujourd’hui sans l’aide de facebook, mais qui vous parle régulièrement,

Votre professeur qui croit en vous, dur comme fer, qui est bien plus cool que vos potes, qui vous donne envie de vous battre, qui vous donne le sourire même après 6heures de cours, bref, un membre de la famille que la vie vous a fait découvert,

La vieille dame du 5ème,qui remercie Dieu de vous avoir comme voisin : vous êtes le seul à écouter sa séance météo matinale,

Des collègues qui finissent par devenir des amis, qui vous font rires, qui croient en vos capacités et sont heureux lorsque vous l’êtes aussi,

L’étranger que vous avez rencontrer lors de votre voyage, qui vous a montré la beauté des coincidences, même si tout s’est terminé en quelques minutes…

Le vieil homme, le sage, le grand père, à qui vous racontez tout, qui admire le temps passé avec vous pour prier et mêler jeunesse et vieillesse…

Bref, voilà, des personnes magnifiques qui vous donnent le sourire, lorsque la vie porte son masque de cruauté.

Personne ne peut vous arracher ces gens là, ils sont là, dans votre coeur et pour une fois la vie a bien choisi vos anges gardiens. On lui doit un merci, tout au bout, à l’horizon.

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L’être le plus pur de l’univers

Dès fois, la joie se résume en quelques détails qui rendent notre vie parfaite malgré son imperfection, ces petits moments que l’on oublie, pérturbé par le bousculement des évènements.

Un berceau qui ne cesse de valser jusqu’à ce que le marchand de sable ne passe.

Une bougie qui ne s’éteint jamais, qui t’accompagne depuis ta naissance.

Un ange gardien flottant à tes côtés, où que tu sois.

Une voix qui te rappelle sans arrêt à quel point la vie à besoin de toi.

Une berceuse qui ne s’oublie jamais, même après tant d’années, quand tu es assis seul dans ton lit n’arrivant pas à trouver le sommeil.

Des fous rires envahissant les murs, et qui en ont fait leurs refuges.

Des câlins qui restent coller à ta peau malgré le temps.

C’est elle l’origine de toute cette beauté que nous offre la vie… c’est elle.

Le plus bel accessoire que la vie peut porter est le visage d’une maman.

Lorsque la vie porte ce visage,on est attiré par la joie de vivre et on la bénit comme des papillons à la vue d’une lumière.

Une maman, on en a qu’une, qu’elle soit sur terre ou dans les cieux, il s’agit de l’être le plus pur de l’univers.

Elle n’est jamais très loin, il suffit seulement de creuser tout au fond de ton coeur…Tu la trouveras toujours.

 

 

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Le verre de vin et le monde

Un… deux… trois…

Je faisais secouer mon verre de vin, le rouge alcoolisé se melangeait encore plus, tournant sur lui-même.

Dans ma tente, calmée par la brise du soir, je me tenais compagnie. Je voulais dormir, sans y arriver… J’écoutais le silence de la nature.

J’avais mis le monde en mode “pause”, oui je pouvais le faire. J’étais libre maintenant de tout remettre en place.

Je commencerais par effacer les visages, faire taire les paroles et faire parler les âmes. J’aimerais offrir un sourire à chaque personne qui souffre. Je murmurerais une prière au creux de l’oreille des désorientés. Je prendrais dans mes bras chaque enfant qui a perdu goût à la vie malgré la jeunesse. Je donnerais l’ouï, la vue, la parole… Je sacrerais la libérté à chaque coeur emprisonné, je réunirais ceux qui s’aiment, je consolerais chaque coeur brisé…Bref, je redonnerais sens à l’humanité. Lorsque le temps reprendra son cours, tout sera meilleur…

Je profitais encore plus de ma solitude dans ce vaste monde, je remuais mon verre de vin encore et encore, sans pour autant boire… Mes yeux étaient fixés sur ce tourbillon rouge qui me fascinait.

Lorsque le jour se lèvera dans quelques heures, j’aurais fini mon rôle, je serais toujours dans ma tente. Je dormirais, le verre de vin qui coule. Il coulera longtemps, jusqu’à ce que je puisse me relever de nouveau. Jusqu’à ce que ma justice s’impose, jusqu’au jour où la porte de ma tente s’ouvrira et que tu rempliras mon verre de vin à nouveau…

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La magie

La magie.

De la fantaisie? Du surnaturel? Un piège que nous tend la jeunesse? Un monde parallèle?

Non, bien sûr que non.

La magie est humaine. Elle vit dans la condition humaine et s’y construit un nid. Tout a commencé quand chaque force magique s’est divisée avant notre arrivée sur terre, et que les deux parties jumelles se sont dispérsées dans des âmes différentes.

Cette force magique est toujours présente, mais il est rare qu’on la ressente. Elle est seule, tout au fond, elle est endormie.Tout au long de notre vie, on se retrouve face à elle qu’une seule et unique fois. Elle se manifeste et nous jette tout son sort, jusqu’à la fin des temps.

Cette force magique s’agite et se relève lorsqu’elle retrouve sa partie manquante. La folie s’empare d’elle, elle mélange l’euphorie et l’utopie. Elle retrouve sa jumelle dans un autre être vivant.

Se créer alors ce sentiment : “Comme si je le connaissais il y a bien longtemps…” et plus encore : ” On dirait un coup de foudre” .

Il nous faut mieux observer ces moments là, il nous faut les vivre très profondément, avant que les deux jumelles ne se séparent.

Oui, elles peuvent se séparer… Il existe des forces magiques qui continuent à battre seules, malgré le pouvoir de la magie , elles ne peuvent pas rejoindre leurs moitiés.

Si vous tendez bien l’oreille, la nuit où seules les feuilles dansent la valse du vent, vous pouvez les entendre. Tapissées dans des êtres différents, les forces magiques fredonnent le chant des âmes, où deux êtres ne peuvent plus se rencontrer, où deux forces magiques se retrouvent séparer par le destin et la vie.

Partout où ils partent, ils seront toujours liés, non pas par la joie d’être ensemble, mais par la solitude ressentie que cause la distance.

Sur la plage…soudain des frissons, soyez certains, cette même vague l’a rencontrée.

Seule dans la foule immense de la cité… il a surement touché votre bras en passant.

La nuit en observant les étoiles, en vous posant mille questions sur ce que la vie vous a fait subir… vous entendez le chant des âmes… surement, le voici au bout de la côte, observant les mêmes étoiles, fredonnant le même chant… en compagnie de quelqu’un d’autre, en compagnie d’une autre force magique qui ne ressent ni euphorie ni utopie en le regardant.

 

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Le refuge des âmes

Il existe un endroit redoutable dans notre vaste monde, un endroit hostile, mais où chacun d’entre nous l’a déjà visité au moins une fois au cours de sa vie.

Il s’agit de ce petit refuge, étroit, froid, obscure où le temps est figé et la lumière est manquante. Il s’agit de l’endroit où chaque âme va se blottir pour reprendre force à la vie. Elle se retrouve rejeter là bas, alcoolisée par la vie, étourdie par les évenements. Comme un guerrier abattu dans un champ de bataille.

Cette âme blanche, pure se retrouve recroquevillée dans la pénombre, grelottante de froid.

Nous les êtres humains, nous ne pouvons pas les voir. Mais l’on ressent l’enfer de cet endroit au cours de notre vie.

On le ressent d’après tant de signes que notre corps nous lance…

Lorsque la gorge se noue. La voix s’enfuit, les yeux refusent de faire couler même une seule larme, les pas étourdis, se retrouvent deboussoler et la pensée comme une feuille d’automne, ne veut plus attendre le printemps.

Dans ces moments là, l’âme vous quitte pour un moment à la recherche du bon côté de la vie, qu’elle semble avoir tant oublié.

 

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