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Un film, une vie

J’avais bien observer la couleur du ciel ce jour là, je l’avais même prise en photo. C’était un ciel comme les autres, d’un bleu clair sans nuage, d’un bleu d’été parfait.

Certains jours ne sont pas assez longs, et d’autres pas assez courts. Il existe des moments qui nous manquent à l’instant même, des moments que la mémoire efface avec le temps, qui efface tout sauf l’initial.

On se souvient d’une voix, d’un café, d’une petite rue, des lumières provenant d’une église. On se souvient du son d’un véhicule, d’un rire provenant de je ne sais où, de certaines détails qu’on ne peut traduire par les mots.

Mais on se souvient, et cela fait du bien. Parfois, c’est une malédiction, parfois c’est une bénédiction.

On se souvient des premiers moments et on s’attache aux derniers. Avec le temps, on ne retient que l’essentiel des images et on prend avec nous tout ce qui reste des sentiments.

On ne vit qu’une fois, certains moments nous définissent. Ils définissent nos choix, notre entité, nos rêves. Ils nous définissent. En racontant le film de notre vie, on a intérêt à être ému, heureux, stupéfait et même un tout petit peu triste de ne pas pouvoir revivre certains moments en boucle.

On a qu’un seul film, c’est notre vie. On a qu’une chance d’écrire notre histoire et une seule et unique chance de la vivre jusqu’au bout.

Mon film je l’aime bien, et j’aime bien ceux qui en font partie. J’aime bien les quelques bouts d’images que j’ai en tête et j’aime bien comment je me nois dans les sentiments que j’ai ressenti tout au long de mes souvenirs.

 

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