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Les mots

Tu ne t’es pas retourné. Tu as continué ton chemin, ta silhouette commençait à disparaitre derrière les arbres.

Tu avais dit des mots. Pour toi, les mots ne sont juste que des mots. Si j’avais l’occasion de te le redire un jour, je te dirais que les mots ont un pouvoir illimité qui restent comme une cicatrice dans le temps.

Tu avais donc dit des mots et tu es parti. Simplement pour toi, difficilement pour moi. Ou peut-être difficilement pour nous deux? Je ne le sais pas. Mais tu avais pris la décision de partir.

Tu continuais à marcher et je restais debout derrière toi. Pour toi les mots c’est une dictature, pour moi les mots c’est la vie. Tu utilisais les mots pour limiter, j’utilisais les mots pour écrire une nouvelle vie.

Je sais, qu’au fond de toi, tu aimerais utiliser les mots comme je le fais. Tu as peur. Et tu as raison. Les mots font peur. Il faut les utiliser avec précaution. Une fois sortis, les mots ne peuvent pas être effacés. Mais, les mots, s’ils sont bien utilisés, peuvent conquérir n’importe quelle peur.

Tu continuais à marcher, lentement, mais toujours. Je restais debout. Étais-tu vide de mots? Parce que moi je ne l’étais pas.

Peut-être que toi aussi. Peut-être que tu arrêteras de marcher. Peut-être que tu te retourneras. Et pour une fois, peut-être, tu utiliseras les mots pour écrire une nouvelle vie. Peut-être tu n’auras plus peur ni des mots ni de toi-même. Enfin, un jour, peut-être.

 

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Imagine

Imagine, pour un moment, que tu peux tout arranger et que tu as le pouvoir de choisir ton destin.

Je choisirais la guérison. Je choisirais la joie non masquée. Je choisirais l’amour. Je choisirais la lumière des cieux. Je choisirais un future rayonnant. Je choisirais d’être bien entourée. Je choisirais aussi, cette plage, au coucher du soleil, vers fin mai, où la brise du soir est aussi belle que le paysage à l’horizon. Je choisirais de m’assoir sur le sable avec mon short jean, ma couronne de fleur sur mes cheveux, cette couronne que tu m’as offerte.

Je choisirais de voir un apaisement, un danger éliminé à jamais, une prière excaucée, des âmes sauvées.

Je choisirais de te voir positif, je choisirais de t’écouter aimer la vie. Je choisirais de faire de même. Et que tous, aussi.

J’aimerais tellement entendre les vagues me féliciter. Me dire que tout va bien. J’aimerais sauver les gens que j’aime. J’aimerais voir tes yeux pétiller de joie. De la pure joie. Sans peur, sans regret, sans doute.

Imagine, pour un moment que tu as ce pouvoir.

Imagine.

Comme le monde serait meilleur.

 

 

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Crois en Lui

Quelque chose s’enflamme au fond de toi, mais tu ne ressens pas sa chaleur. Ça brûle à peine, ça déchire peut-être, ça s’apaise parfois et ça s’enflamme à nouveau.

Cette flamme brûle une certaine joie, un certain sens, un certain goût. Elle brûle tout sauf l’essentiel. Bien sûre, comment une flamme peut-elle s’enflammer elle-même?

Elle brûle. Elle est lourde. Elle tourmente.

Elle apparait à 9h du matin lorsque tu prépares ton café.Elle apparait aussi, lors d’un après-midi ensoleillé, sur la terrasse avec tes amis.Elle s’enflamme tout d’un coup, lorsque tu es dans la queue au supermarché. Elle adore aussi brûler le soir, quand tu essayes de lire un bouqin avant de dormir.

Bref, la flamme se répand dans ton âme, à chaque moment de ton quotidien. Sans chaleur. Mais seulement avec une brûlure invisible.

Autour de toi, personne ne comprend vraiment, et tu sais quoi? Ce n’est pas grave. Lui, là haut, dans les cieux, te comprend et c’est suffisant.

Compte sur Lui, pour que cette brûlure se transforme en chaleur. Une chaleur douce qui te rendra le sommeil la nuit. Une chaleur qui te protègera de tout. Une chaleur qui ne voudra que t’apaiser. Une chaleur qui te donnera tout l’amour du monde et qui guidera l’amour vers toi.

Compte sur Lui. Crois en Lui.

Apaise la brûlure en priant pour Lui et la chaleur reviendra dans ta vie.

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Tu as vu?

Tu as vu la ligne orange dans le ciel au coucher du soleil, celle qui est très fine et qui n’apparait pas trop, à moins que tu y prêtes attention?

Tu as vu les petites étoiles, qui ne brillent pas assez, elles sont généralement loin de la lune et que rarement on remarque?

Et dis moi, tu as vu les gouttes d’eau sur les pétales de rose à 4h du matin, celles qui se dissipent quand le soleil nous réchauffe?

Tu as vu le petit oiseau sur ta fenêtre qui te chante chaque matin, mais à qui personne ne tend l’oreille?

Non, tu n’as rien vu.

Je suis la fine ligne orange, les étoiles qui ne brillent pas assez, je ne suis pas proche de la lune et je me dissipe des pétales de roses lorsque le soleil se lève. J’aime chanter, mais je sais que tu ne l’as jamais remarquer. Je suis tout ce qui est difficile d’apprécier.

Et je sais que tu n’as rien vu.

Tu as vu? il faut apprécier ce que l’on a avant de le perdre

Non tu n’as toujours rien vu

Demain, tu te reveilleras, la fine ligne orange ne sera plus là. Les petites étoiles se confonderont avec l’obscurité. Les gouttes d’eau n’attendront plus le soleil et le petit oiseau ira chanter à une autre fenêtre.

 

 

 

 

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