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A l’horizon

Le ciel était d’un bleu clair en cette matinée de printemps, ma tasse de café noire avait pour reflection la reine des étoiles.

La mer et le ciel à l’horizon se confondaient, ne faisant qu’un en fin de compte, malgré toute la distance qui les oppose sur le grand large.

C’est tout à fait comme nous, nous les humains. Pendant une grande partie de notre vie, on ne se rend pas compte de l’horizon. On ne sait pas ce qui se passe, qui sera là, que serait-on… On est absorbé par le grand large.

Dans la vie, il existe plusieurs horizons, à chaque fois qu’on arrive à l’une de ces frontières, on y garde quelque chose ou quelqu’un, et peut être les deux.

Durant notre traversée du large, existe des personnes qui nous tirent vers le bas, vers l’obscurité sous marine… existe d’autres qui nous envoient des dauphins sauveteurs, nous aidant à traverser, et à atteindre notre horizon.

Ces personnes là, sont celles qui resteront avec nous jusqu’à la fin des temps, si seulement on arrive à deceler leur effort et leur amour.

Il existe toujours du bien dans la vie, celle ci mérite d’être vécue jusqu’à la toute fin.

Il existe des personnes qui illuminent votre vie, regardez de plus près, elles peuvent être partout…

Votre famille, source de votre vie, qui vous encercle d’amour, quand vous oubliez de vous aimez vous même,

Le gardien à l’université qui vous sourie tous les jours comme si vous êtiez la 8ème merveille du monde,

Votre ami d’enfance qui n’a aucune idée à quoi vous ressemblez aujourd’hui sans l’aide de facebook, mais qui vous parle régulièrement,

Votre professeur qui croit en vous, dur comme fer, qui est bien plus cool que vos potes, qui vous donne envie de vous battre, qui vous donne le sourire même après 6heures de cours, bref, un membre de la famille que la vie vous a fait découvert,

La vieille dame du 5ème,qui remercie Dieu de vous avoir comme voisin : vous êtes le seul à écouter sa séance météo matinale,

Des collègues qui finissent par devenir des amis, qui vous font rires, qui croient en vos capacités et sont heureux lorsque vous l’êtes aussi,

L’étranger que vous avez rencontrer lors de votre voyage, qui vous a montré la beauté des coincidences, même si tout s’est terminé en quelques minutes…

Le vieil homme, le sage, le grand père, à qui vous racontez tout, qui admire le temps passé avec vous pour prier et mêler jeunesse et vieillesse…

Bref, voilà, des personnes magnifiques qui vous donnent le sourire, lorsque la vie porte son masque de cruauté.

Personne ne peut vous arracher ces gens là, ils sont là, dans votre coeur et pour une fois la vie a bien choisi vos anges gardiens. On lui doit un merci, tout au bout, à l’horizon.

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L’être le plus pur de l’univers

Dès fois, la joie se résume en quelques détails qui rendent notre vie parfaite malgré son imperfection, ces petits moments que l’on oublie, pérturbé par le bousculement des évènements.

Un berceau qui ne cesse de valser jusqu’à ce que le marchand de sable ne passe.

Une bougie qui ne s’éteint jamais, qui t’accompagne depuis ta naissance.

Un ange gardien flottant à tes côtés, où que tu sois.

Une voix qui te rappelle sans arrêt à quel point la vie à besoin de toi.

Une berceuse qui ne s’oublie jamais, même après tant d’années, quand tu es assis seul dans ton lit n’arrivant pas à trouver le sommeil.

Des fous rires envahissant les murs, et qui en ont fait leurs refuges.

Des câlins qui restent coller à ta peau malgré le temps.

C’est elle l’origine de toute cette beauté que nous offre la vie… c’est elle.

Le plus bel accessoire que la vie peut porter est le visage d’une maman.

Lorsque la vie porte ce visage,on est attiré par la joie de vivre et on la bénit comme des papillons à la vue d’une lumière.

Une maman, on en a qu’une, qu’elle soit sur terre ou dans les cieux, il s’agit de l’être le plus pur de l’univers.

Elle n’est jamais très loin, il suffit seulement de creuser tout au fond de ton coeur…Tu la trouveras toujours.

 

 

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Le verre de vin et le monde

Un… deux… trois…

Je faisais secouer mon verre de vin, le rouge alcoolisé se melangeait encore plus, tournant sur lui-même.

Dans ma tente, calmée par la brise du soir, je me tenais compagnie. Je voulais dormir, sans y arriver… J’écoutais le silence de la nature.

J’avais mis le monde en mode “pause”, oui je pouvais le faire. J’étais libre maintenant de tout remettre en place.

Je commencerais par effacer les visages, faire taire les paroles et faire parler les âmes. J’aimerais offrir un sourire à chaque personne qui souffre. Je murmurerais une prière au creux de l’oreille des désorientés. Je prendrais dans mes bras chaque enfant qui a perdu goût à la vie malgré la jeunesse. Je donnerais l’ouï, la vue, la parole… Je sacrerais la libérté à chaque coeur emprisonné, je réunirais ceux qui s’aiment, je consolerais chaque coeur brisé…Bref, je redonnerais sens à l’humanité. Lorsque le temps reprendra son cours, tout sera meilleur…

Je profitais encore plus de ma solitude dans ce vaste monde, je remuais mon verre de vin encore et encore, sans pour autant boire… Mes yeux étaient fixés sur ce tourbillon rouge qui me fascinait.

Lorsque le jour se lèvera dans quelques heures, j’aurais fini mon rôle, je serais toujours dans ma tente. Je dormirais, le verre de vin qui coule. Il coulera longtemps, jusqu’à ce que je puisse me relever de nouveau. Jusqu’à ce que ma justice s’impose, jusqu’au jour où la porte de ma tente s’ouvrira et que tu rempliras mon verre de vin à nouveau…

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La magie

La magie.

De la fantaisie? Du surnaturel? Un piège que nous tend la jeunesse? Un monde parallèle?

Non, bien sûr que non.

La magie est humaine. Elle vit dans la condition humaine et s’y construit un nid. Tout a commencé quand chaque force magique s’est divisée avant notre arrivée sur terre, et que les deux parties jumelles se sont dispérsées dans des âmes différentes.

Cette force magique est toujours présente, mais il est rare qu’on la ressente. Elle est seule, tout au fond, elle est endormie.Tout au long de notre vie, on se retrouve face à elle qu’une seule et unique fois. Elle se manifeste et nous jette tout son sort, jusqu’à la fin des temps.

Cette force magique s’agite et se relève lorsqu’elle retrouve sa partie manquante. La folie s’empare d’elle, elle mélange l’euphorie et l’utopie. Elle retrouve sa jumelle dans un autre être vivant.

Se créer alors ce sentiment : “Comme si je le connaissais il y a bien longtemps…” et plus encore : ” On dirait un coup de foudre” .

Il nous faut mieux observer ces moments là, il nous faut les vivre très profondément, avant que les deux jumelles ne se séparent.

Oui, elles peuvent se séparer… Il existe des forces magiques qui continuent à battre seules, malgré le pouvoir de la magie , elles ne peuvent pas rejoindre leurs moitiés.

Si vous tendez bien l’oreille, la nuit où seules les feuilles dansent la valse du vent, vous pouvez les entendre. Tapissées dans des êtres différents, les forces magiques fredonnent le chant des âmes, où deux êtres ne peuvent plus se rencontrer, où deux forces magiques se retrouvent séparer par le destin et la vie.

Partout où ils partent, ils seront toujours liés, non pas par la joie d’être ensemble, mais par la solitude ressentie que cause la distance.

Sur la plage…soudain des frissons, soyez certains, cette même vague l’a rencontrée.

Seule dans la foule immense de la cité… il a surement touché votre bras en passant.

La nuit en observant les étoiles, en vous posant mille questions sur ce que la vie vous a fait subir… vous entendez le chant des âmes… surement, le voici au bout de la côte, observant les mêmes étoiles, fredonnant le même chant… en compagnie de quelqu’un d’autre, en compagnie d’une autre force magique qui ne ressent ni euphorie ni utopie en le regardant.

 

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Le refuge des âmes

Il existe un endroit redoutable dans notre vaste monde, un endroit hostile, mais où chacun d’entre nous l’a déjà visité au moins une fois au cours de sa vie.

Il s’agit de ce petit refuge, étroit, froid, obscure où le temps est figé et la lumière est manquante. Il s’agit de l’endroit où chaque âme va se blottir pour reprendre force à la vie. Elle se retrouve rejeter là bas, alcoolisée par la vie, étourdie par les évenements. Comme un guerrier abattu dans un champ de bataille.

Cette âme blanche, pure se retrouve recroquevillée dans la pénombre, grelottante de froid.

Nous les êtres humains, nous ne pouvons pas les voir. Mais l’on ressent l’enfer de cet endroit au cours de notre vie.

On le ressent d’après tant de signes que notre corps nous lance…

Lorsque la gorge se noue. La voix s’enfuit, les yeux refusent de faire couler même une seule larme, les pas étourdis, se retrouvent deboussoler et la pensée comme une feuille d’automne, ne veut plus attendre le printemps.

Dans ces moments là, l’âme vous quitte pour un moment à la recherche du bon côté de la vie, qu’elle semble avoir tant oublié.

 

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La petite rose

La brise du soir caressait ma peau. J’étais assise là, sur ma terrasse, le plus proche possible de la lune. J’essayais de noircir la feuille toujours vierge en face de moi. Les lumières de la rue me captaient l’attention et la circulation du soir me donnait envie de s’y mêler. Cependant, je n’avais aucune intention de descendre la rejoindre. Je préferais rester dans mon coin et observer de loin.

Les pots de fleurs rangés au bord de mon balcon venaient juste de se régaler d’eau. Je pouvais à présent leur parler.

Je demandais toujours au tournesol comment pouvait il être aussi confident, Je questionnait aussi le coquelicot sur le secret de sa belle couleur et les lilas, je me contentais de les observer de mes grands yeux et de ressentir leur odeur enveloppante.

Mes fleurs ne répondaient jamais. Aucun signe, même pas un salut de pétale. Le tournesol restait aussi majestueux, le coquelicot se dorlotait toujours et les lilas se tenaient magnifiquement compagnies.

Il existe des soirs comme celui ci où je parlait à mes fleurs et où le silence me répondait. Je ne pouvais même plus voir la mer à l’horizon tellement il faisait nuit. Cette vaste flaque d’eau bleue disparaissait avec le coucher de la reine des étoiles. Et je restais là, attendant qu’elle réapparaisse, en parlant à mes fleurs qui ne répondaient jamais.

Alors que je m’apprêtais à ranger ma feuille aussi blanche qu’elle ne l’était il y a une heure, et de me réfugier dans mon salon, une main verte venait se poser tendrement sur mon bras. C’était la petite rose qui venait de pousser. Elle me tenait sa petite main de fleur et me jettait de la rosée en ce soir étoilé.

La petite rose avait ressentie ma détresse. Elle ne pouvait pas parler. Elle se contentait de pleurer sur mon bras, en ce soir, avant que la mer à l’horizon ne réapparaisse.

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Les saisons

Je me reveille tôt ce Dimanche, posée à ma fenêtre, j’observe mon quartier plutôt bruyant à cette heure-ci. Notre voisine, de toute sa voix, nous lance “Le printemps nous montre son nez!! “, sans nous epargner ses sautillements sur le balcon d’en face… Son mari, indifferent, range son journal et rentre retrouver sa chaise en bois à l’intérieur. Indifferent, juste comme moi…

Cette saison tant admirée et tant attendue à cause des ses fleurs, de son genereux soleil et de la bonne humeur qu’elle porte avec elle.

Moi, comme mon vieux voisin, je remarque le changement de la nature du monde, sans pour autant negliger le changement de mon monde à moi. Mes saisons se reglent selon une horloge interieur, et je suis quasiment toujours en decalage par rapport aux autres. En fait, toutes les saisons peuvent me rendre visite en une seule journée, et parfois une seule vient me tenir compagnie.

Elle sautillait toujours la dame, elle me souriait et me faisait de grands signes en me montrant ses lilas. Je lui sourie d’un sourire pas tres convinquant. Elle ne remarquera rien d’un balcon à l’autre. En tout cas ses lilas etaient magnifiques, j’essayais d’en faire pousser dans mon monde, tout au fond de moi. Jusqu’à maintenant il n’y avait pas eu beaucoup de soleil pour les voir grandir…

Mon balcon se tenait majestueusement assez haut pour pouvoir observer la côte à l’horizon. La mer etait calme et immense. Elle me semblait tellement profonde, tellement lointaine aujourd’hui. Elle me paraissait interminable.

Le monde reel. Tellement beau. Tellement reel. Il est tellement reel qu’il me blesse. Il est tellement cassant qu’il m’empeche de rendre vie à mon propre monde. Ce monde au fond de moi, où la pluie et le brouillard semblent avoir pris refuge.

Tout au bout de cette côte se trouve mon printemps. Je le ressens tellement. Il m’est cependant difficile de le toucher… Il est impossible, inaccessible, intouchable.

La voisine venait de sortir ses coquelicots à présent. Je pris ma tasse de café et rentra aussitôt retrouver ma couette. Un orage approchait, le ciel etait ensoleillé, cependant, en moi les saisons se bousculaient…

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