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Alors où tu veux aller?

Viens par ici, ça sent les fleurs.

Tourne par là, on y voit le grand monument historique.

Si tu veux on peut aller vers le port, là bas, tu verras les mouettes, les bateaux et la mer.

Les ruelles colorées? Ça te dit? Tu aimais y aller.

Sinon, on se pose dans ce beau café, on s’assoit sur des coussins par terre, on commande un bon cocktail, tu aimais bien ça, toi.

Le soir, il y a ce beau bar perché, où tu vois toutes les lumières de la ville, tu vois tout, il y a même des bougies, une musique, et du bon vin, tu m’avais raconté quand tu t’étais posée là bas lors d’une soirée.

Si tu ne veux rien boire, on peut toujours marcher, explorer, découvrir, prendre des photos…Tu ne faisais que ça!

Alors où tu veux aller?

Voici la question que je me posais finalement alors que j’étais assise sur mon balcon, le soir, devant le croissant de lune.

Je veux aller là bas, où je me sens à l’aise. Je ne sais pas comment m’y rendre, j’ai perdu mes repères, mais je sais qu’il fait beau là bas. Je sais qu’il y a une odeur que j’aime là bas. Une belle vue sur la ville aussi. C’est vrai, j’aime bien les lumières, les bougies, la ville vu d’en haut. J’aime entendre tout ces bruits le jour, la nuit. Je sais que cet endroit est beau, sécurisant, très prometteur…C’est ce que j’y voyais en tout cas. Dans ma tête, cet endroit m’appelle mais je ne le reverrais plus jamais peut-être. C’est un bel endroit. Le genre d’endroit qui rend l’âme calme, heureux, épanoui.

Tu peux essayer de prendre cette route, ou celle là, ou peut-être faire le tour?

Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Je sais qu’il y a une odeur que j’aime bien là bas et quand je l’ai senti pour la première fois, je savais qu’elle allait me manquer. Je m’y suis attachée tant que je pouvais avant de perdre ma boussole.

Alors où tu veux aller?

Je pense que je vais marcher, je verrais où le chemin me mènera. J’essayerais de trouver une odeur familière ou peut-être une qui lui est proche. Je vais essayer de trouver une odeur qui ne se dissipera pas avec le vent.

 

 

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L’été et l’hiver

Il fait chaud, le soleil est à l’heure, les fêtes et la musique aussi. C’est l’été, tout est beau, les couleurs sont vives, les rires aussi.

Albert Camus dit: “Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible”

Et si au mileu de l’été, j’apprenais qu’il y avait en moi un hiver résistant?

Comme après une tempête de neige, quand tu te lèves le matin, de ta fenêtre, de la gèle, des rues vides, un silence mais un paysage qui a survécu tout de même. Tu essayes de repérer un bout de vie, un oiseau? Les voisins de la maison d’en face? Un petit rayon de soleil réchauffant? Peut-être un écureuil ou même un hibou?

Non rien. Juste un paysage qui a survécu à la tempête. Tu te dis, ce blanc glacial partira bientôt. Dans deux jours, une semaine, un mois…

Jusqu’au jour où l’été arrive. Que le paysage à ta fenêtre a vraiment changé. Mais le paysage qui a survécu à la tempête s’est réfugié en toi.

Il fait chaud, je suis sur la plage, la musique est à fond, les cocktails envahissent la place en même temps que les gens mais à l’intérieur, tout à l’intérieur de moi, de la gèle, des rues vides, un silence mais tout de même un paysage qui a survécu.

Parfois l’hiver nous accompagne un peu plus longtemps que prévu, me suis-je dis. La vie est faite de quatre saisons. Je ne vivrais sûrement pas toute ma vie en hiver. L’hiver devait se transformer en été. Le plus tôt possible.

J’ai juste besoin d’un peu d’aide de l’univers. J’ai toujours été abonné aux miracles de la vie même si ceux-ci sont très rares à se manifester.

C’est l’été. C’est l’hiver. Il y a du monde. Il n’y a personne en vrai.

Je veux un été. Peu importe le paysage vu de ma fenêtre. Je veux un été perçu tout au fond de moi même si je suis au beau milieu d’une tempête de neige.

 

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Écrire

Écrire c’est prier. C’est prier d’une autre façon. C’est écrire nos sentiments pour mieux les concrétiser. Pas besoin de demander, il suffit de décrire ce qui se passe au fond et d’espèrer que l’univers tombe amoureux de ton écriture pour te venir en aide.

Il faut que j’écrive pour me libérer, pour parler à l’univers, peut-être l’adoucir, peut-être le rendre admirateur de mes écrits et peut-être pour qu’il me comprenne.

Je pense que l’univers pourrait me comprendre car des bouts de lui vivent en moi. Il doit ressentir ma détrèsse. Me comprendre. M’attribuer un remède efficace. Car en fin de compte une partie de lui est aussi en détrèsse.

L’écriture crée des miracles. J’aimerais en crée un tout petit pour moi. Si j’arrive à écrire d’une façon à charmer l’univers.

Écrire c’est prier sans faire du bruit. Écrire c’est revivre sa situation avec chaque mot écrit. Écrire, c’est comme une lettre envoyée à l’univers pour lui dire: “Tu m’as donné ce don, je l’utilise pour te parler. Je l’utilise pour que tu essayes de me comprendre. Je l’utilise pour que tu m’aides à créer des miracles. Pas nécéssairement plusieurs, mais au moins un bout de miracle que je pense vraiment mériter”

 

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Toi ou la vie?

As-tu déjà rencontré quelqu’un qui pourrait être “la vie” incarnée? Je veux dire, retrouver les caractéristiques d’une vie si bien ancrées dans une personne?

Genre, une personne qui peut être bon vivant mais en même temps si triste. Une personne qui est mystérieuse dans sa nature, qui peut parfois te jouer des mauvais tours, mais avec qui tu te retrouves bizarrement à l’aise et en sécurité quand tu te retrouves avec. Une personne sarcastique, avec de la bonne humour, en même temps, qui avoue bien certaines vérités à travers cela. Une personne que tu comprends mais que tu ne comprends pas en fin de compte. Tu sens qu’il te manque toujours un bout de ce puzzle. Parfois pas un seul bout mais plusieurs. Et souvent, tu sens que tu t’es trompé de puzzle.

J’en ai connu moi. En fait, après des années, j’ai découvert une si forte ressemblence entre toi et la vie. On dirait la vie incarnée. Dur mais qui peut être compréhensible, bienveillant comme égoiste, beau mais torturé, sûre de toi comme hésitant, protecteur comme destructeur.

“Si la vie était une personne, j’aurais pleins de choses à lui dire”. Ça, je le dis souvent. Et par surprise je lui parlais, sans le savoir, sans connaitre que certaines personnes avaient hérité d’un caractère de la vie en elle-même.

Toi et la vie, vous êtes les mêmes. Pas toujours dans le bon sens. Pas toujours dans le mauvais sens. Tu t’y attaches mais parfois tu veux t’en fuir. Tu veux la découvrir mais une certaine peur te suit. Tu te dis qu’il y en a qu’une. Et c’est là que les choses deviennent plus difficiles. Pour moi. Pour toi. Toi ou la vie. Pour vous deux.

Vous vous ressemblez. Vous vous êtes connus et je suis sûre pas que dans les moments de joie. Car pour incarner si bien la vie, il fallait bien que quelqu’un touche à son âme obscure.

 

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La force de l’âme

Ils ne me croient pas mais ceci n’est pas un problème car je le sais. Parfois on sait des choses sans preuves. On sait car on a ce sentiment qui est plus fort que tout. On sait car il y a quelque chose en nous, une lumière, une énergie qui te dit que oui.

Il existe des détails qui troublent. Des coincidences inexplicables. Une lumière qui jaillit quand tu n’en peux plus et quand tu décides de baisser les bras.

Certaines choses sont trop bizarres pour être vraies. Certaines circonstances, certains chemins de vie, certains faits qui font que le hasard se décide parfois de se transformer en une décision préetablie.

Quand je dis que je le sais. Quand je dis que je le savais. En fait, je le ressentais. Et parfois, on ne sait pas ce qu’on ressent et pourquoi. La source même de certaines énergies n’est pas explicable par la sciences.

Une énergie ne ment jamais. Car elle vient des profondeurs de l’univers. Elle vient d’une force majeure qu’on ne peut contrôler et qui vient des cieux .

Il y a des âmes qui reconnaissent certaines choses que nous, les humains, la cage de cette âme, ne comprenons pas. C’est pour ça que j’écoute mon âme, je crois en elle. Elle sait plus que mon cerveau et mon coeur réunis.

Pour moi, c’était une évidence. Pour le monde, c’était une folie. Pour moi, tout était planifié, depuis la naissance de mon âme. Je le vois, je retrace les évènements et je le sais.

J’ai appris que l’âme te conduit elle-même où elle veut. Parfois elle a juste besoin de temps, de recul, du bon moment. Mais une fois qu’elle sait où elle veut aller, son énergie bascule le monde entier. En douceur, en beauté. Mais elle le bascule. Comme un enfant qui tient la main de sa mère et qui la mène, telle est la nature d’une âme qui est proche de sa joie.

Je ne peux expliquer certaines choses et ça me va ainsi. C’est ce qui rend le monde incroyable. Lorsque le hasard se transforme en décision préetablie, sache que c’est ton âme qui a prise la décision, il y a déjà bien lomgtemps, avant qu’elle ne soit prisonnière de toi, avant qu’elle n’habite en toi et avant même que tu ne comprennes la force de son énergie.

 

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Vas-y

Et si un soir, ça te vient à l’esprit de frapper à ma porte mais que tu hésites. Vas-y quand même.

Juste pour saluer, peut-être échanger quelques mots, se mettre sur la terrasse, contempler les étoiles. Peut-être même, juste frapper à ma porte, et de la fenêtre, glisser un petit sourire et s’en aller.

Au moins, ça fera un peu de bien. Pas trop, mais un peu, c’est déjà pas mal.

Si tu hésites toujours. Passe quand je serais endormie. Glisse un petit mot sous la porte et je le lirais le lendemain matin. J’aime bien les textes, ceux qui parlent de tout et de rien, ceux qui expliquent tout sans pour autant vraiment expliquer quelque chose. J’aime bien lire et j’aime bien écrire.

Te connaissant, ton texte se résumera à une phrase ou quelques mots. Te connaissant, je ne comprendrais pas grand chose. Peut-être des bouts de vérité se glisseront dans la feuille. Peut-être pas.

Et si ça t’arrive d’hésiter. Vas-y quand même. La vie est courte. Il faut en profiter. On ne sait jamais ce que le future peut nous cacher. Anticipe les choses, soit courageux, dit à ceux que tu aimes, tes sentiments avant qu’il ne soit trop tard.

Bref, vas-y.

Et si un soir, ça te vient à l’esprit de frapper à ma porte mais que tu hésites. Vas-y quand même. Peut-être un jour, lorsque tu te décideras enfin à le faire, la maison sera obscure. Peut-être qu’il n’y aura plus personne.

Vas-y. Peut-être. On ne sait jamais.

 

 

 

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Tu vis dans un monde

Et parfois, assise sur ton lit, face à la fenêtre, tu regardes la pluie tomber, tôt le matin.

Tu vis dans un monde où des gouttes d’eau descendent de très haut, sur ta tête. Tu vis dans un monde où tu es éclairée par une grande boule jaune, et bercée par un croissant lumineux, que tout le monde peut voir, même s’ils sont à l’autre bout du monde.

Tu vis dans un monde où il y a des espaces bleues habitées par des créatures de tailles et de couleurs différentes, dans des profondeurs pas encore explorées, peut-être où un autre monde existe aussi.

Tu vis dans un monde où la terre, n’est qu’un détail face à l’infini de l’espace. Tu vis dans un monde où tu avais peu de chance d’y être, mais tu y es tout de même.

Tu vis dans un monde où certaines personnes ressemblent à un volcan en éruption, d’autres à des coquillages endormies sur la plage, et même parfois, à une étoile filante, ou juste à un livre ouvert oublié sur la table de chevet, certaines personnes font penser à la froideur de l’hiver, à une cloche d’Église qui résonne, certains ont l’âme aussi fraiche qu’une bière Ficher en terrasse et d’autres ont plutôt le goût du chocolat amer qui fond dans la bouche.

Tu vis dans un monde où parfois rien ne se passe. Tu vis dans un monde où il y a sûrement quelque chose qui se passe. Autour de toi, peut-être, en toi, sûrement.

Tu vis dans un monde où la notion de folie n’est pas bien mesurée. Pour moi, un oiseau qui vole est une folie. Un avion qui vole, c’est encore pire. Pour moi, le cerveau humain est une folie. Et ce qui se passe à l’intérieur, dépasse les normes de la folie. Pour moi, écrire, c’est de la folie. Que quelqu’un essaye de comprendre les profondeurs d’un écrit, c’est se faire prendre au piège par la folie en elle-même.

Tu vis dans un monde où tu as droit à tout, mais tu n’as droit à rien. Tu vis dans un monde où l’amour et la haine se tournent juste le dos. Tu vis dans un monde où tu peux basculer d’une minute à l’autre, de la stabilité au chaos. Tu vis dans un monde où les opposés s’assemblent et se suivent comme s’ils n’avaient pas le choix de faire autrement. Alors que j’entends qu’on a toujours un choix, non? C’est plutôt un choix conditionné. Donc, en effet, parfois on n’a pas le choix de faire autrement.

Tu vis dans un monde où tu peux sauver quelqu’un juste par un sourire, et détruire quelqu’un par un mot. Un mot, et non pas “juste un mot”. Que chacun mesure les échos de ces petites lettres.

Tu vis dans un monde où tu te sens seule parmi tant d’autres personnes, et quand tu côtoient certains, tu préfères te sentir seule.

Tu vis dans un monde qui t’aime. Pour moi, dire ça c’est de la folie. Tu vis dans un monde qui te hais. Pour moi, dire ça, peut-être compréhensible.

Tu vis dans un monde de changement où tous recherche la stabilité. Tu vis dans un monde où tout est loin d’être juste, correcte ou logique. Certains essayent de rendre le monde meilleur, d’autres s’amusent à le rendre encore plus minable et certains ne savent même pas sur quel pied danser.

En fin de compte, tu vis dans un monde qui est simplement complexe. Mais, tu l’es aussi non?Regarde toi bien, parfois, juste assise sur ton lit, face à la fenêtre, tu regardes la pluie tomber, tôt le matin, et te voilà soudainement éblouie par le monde. Quelques secondes après cet effet, tu te décides de regagner la couette, car il fait encore très tôt pour te perdre dans un monde pareil.

 

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