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Un rayon de soleil

Chaque personne recherche un rayon de soleil quelque part, ce petit bout de lumière, un jour, dans le passé disparu.

Au quotidien, on le recherche dans les endroits les moins attendus et dans d’autres où l’on s’y attend le plus.

Ce rayon est différent selon ce que nous recherchons, selon ce qui nous manque. Parfois il est plus dure de le trouver, parfois il nous échappe et parfois, très rarement, on le croise, et il reste pour toujours.

Ce petit bout de lumière jaillit parfois dans l’obscurité, dans les instants où on n’arrive plus à y croire, dans nos moments les plus dures, où l’on se dit qu’il n’y a peut être pas de lumières.

Mais il y en a toujours. Chacun croise son rayon de soleil un jour, quelque part. Une raison de plus pour croire aux rêves, à l’imaginaire.

Une raison de plus pour ne pas perdre son rayon de soleil, pour ne pas passer à côté, une fois l’avoir croisée.

 

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Une équipe de vie

Un match de foot, un résumé de notre vie.

On se bat pour marquer un but, puis un deuxième et encore un troisième. On veut rester dans le jeu, pour 90mins et même plus.

On ne se lasse pas, même après une perte. On continue d’avancer, de plus en plus fort avec le temps.

On ne choisit pas toujours notre équipe, la vie nous offre des rencontres, nous permet de croiser des personnes, qui seront là, malgré tout, et pour toujours. Cette équipe devient ta famille, tes amis, ton amour et toute une vie. C’est ton équipe qui ne te decevra pas et avec qui tu partageras les meilleurs moments. C’est une équipe de vie.

L’adversaire sera toujours redoutable, il faudra se battre. On ne sera pas toujours chez soi, la vie nous imposera de nouvelles expériences, de nouveaux obstacles, loin de chez nous, mais toujours avec le soutien de ceux que nous aimons.

Comme un match de foot, l’essentiel dans la vie, c’est de savourer le moment présent, de rêver d’un futur meilleur et d’être entouré de ton équipe de vie pour résister à l’inconnu.

Ton équipe de vie peut être une seule personne, ou plusieurs, l’important est d’avancer, non pas seul, mais avec ceux qui choisissent les mêmes batailles que toi.

Il s’agit d’un amour pour toujours, une seule équipe, une seule vie et une fiérté incomparable que l’on garde à l’intérieur de nous jusqu’à la fin des temps.

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Une chasse au trésor

Une chasse au trésor qui ne se finit pas. À la quête de quelque chose ou de quelqu’un, sans aucune direction.

Des indices qu’on peut trouver, ou qu’on pense trouver. Des signes qu’on attend. Un trajet qui semble se terminer bientôt mais qui dévoile des passages secrets au fur et à mesure qu’on avance.

Une route qu’on pense connaitre, mais la plupart du temps on oublie qu’on ne traverse jamais une même route deux fois.

Une fois, une seule chance de trouver le trésor.

Mais on ne le trouve pas. Et s’il n’existait pas de trésor pour tous le monde? Et si on cherchait quelque chose qui ne nous appartenait pas?

Une chasse au trésor qui ne se finit pas. À la quête de quelque chose ou de quelqu’un.

À la quête d’un endroit calme, d’une âme tranquille, d’une sereineté et d’une joie. À la quête d’un trésor qu’on ne trouve pas dans un coffre.

À la quête d’un trésor que nous offre l’univers, ou plutôt qu’on pense mériter de l’univers.

La magie existe. Les miracles aussi. J’y crois. Des jours moins que d’autres, mais j’y crois.

J’y crois lorsque j’observe les arbres dénudés de leurs feuilles, j’y crois lorsque les gouttes de pluie se font la course sur la vitre, j’y crois quand je m’endors sur mon canapé et j’y crois même lorsque je n’ai plus envie d’y croire.

Enfin, j’y crois.

À la quête de quelque chose ou de quelqu’un, sans aucune direction, mais j’y crois. Je crois en la magie et les miracles bien plus qu’aux mathématiques et les sciences ou à toute autre chose dite concrète dans ce monde.

La chasse au trésor peut être facile, mais aussi très difficile. Elle l’est surtout pour les rêveurs, qui, eux, croient à l’impossible, tout en n’y croyant pas. Qui cherchent le trésor, sans pour autant, vraiment penser qu’il existe.

 

 

 

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Un poisson en apnée

Un poisson avec deux pieds et deux mains. Un poisson qui marche dans les rues, dort dans un lit et utilise les couverts pour manger.

Un poisson qui vit sur terre et qui possède une forme humaine. Mais c’est un poisson qui n’arrive pas bien à respirer. C’est normal, un poisson vit dans l’eau.

Le temps passe, les jours se suivent, le poisson ne retrouve pas son oxygène dans sa vie humaine, il comprend sans comprendre ce qui perturbe sa vie. En fait, c’est comme un humain en apnée, qui ne sait pas trop quand il retrouvera la surface. Il s’agit donc d’un poisson en apnée et qui ne sait pas trop quand il retrouvera l’eau.

Parfois le poisson en apnée voyait des images lui faisant rappeler l’eau, ou croyait entendre le  bruit des profondeurs dans les coquillages, et il se disait, mais pourquoi l’océan m’a poussé loin de lui? Pourquoi l’océan ne revient pas me chercher?

Le poisson, par peur de se faire rejeter par l’océan, restera en apnée sur la terre. Pour lui, l’eau c’est la vie, la sécurité et l’amour…Et c’est difficile de se faire rejeter par ces élèments là, c’est difficile de se faire rejeter par l’océan. Il va donc préfèrer garder une image positive de l’océan, ne pas trop l’approcher en tant que poisson humain.

Fallait-il apprendre à respirer mieux sur terre? Fallait-il attendre que l’océan revienne?

Il fallait peut être mieux apprendre à respirer et vivre sur terre.

Peut être un jour, avec la force de l’univers, l’océan reviendra inonder la ville, montera jusqu’à la haute tour construite par les humains et redonnera vie à ce poisson en apnée.

 

 

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Injustice

C’est comme si parfois la vie prenait plaisir elle aussi à torturer les gens, comme si la cruauté humaine n’était pas suffisante.

Je ne comprends vraiment pas le mécanisme derrière “la vie”, souvent, je ne suis pas d’accord avec elle.

Je ne sais vraiment pas pourquoi faire du mal à quelqu’un qui ne veut que faire du bien dans ce monde. Je ne sais pas non plus, pourquoi conduire les gens à traverser un chemin, pour après les détruire.

Et malgré tout, on garde le sourire. Rien n’est plus triste qu’un sourire forcé. Et on continue à survivre. Les heures, les jours, les années parfois… Les gens qui pensent approviser la vie n’ont rien compris.

La vie, elle fait ce qu’elle veut, sans se soucier de personne. Parfois elle a envie d’être gentille, mais ce n’est jamais gratuit.

Et la vie utilise ses soldats qui lui ressemblent le plus pour rajouter de l’injustice dans ce monde. Et on continue à survivre. Avec elle, avec eux.

On survit parce qu’on détient une force plus forte que la cruauté de la vie, et elle se trouve au fond de l’âme. Malgré tout, on ne bat pas le mal avec le mal. On se bat uniquement avec l’amour et le pardon. Et on continue notre chemin.

Le mal est facile à montrer, on le voit partout, il est omniprésent.

Le bien demande du courage et de la persévérance. Il est donc plus difficile à montrer.

Une personne qui fait du bien pour attendre en retour, se lassera rapidement et rejoindra les soldats inhumains de la vie. Une personne qui est naturellement bien, ne se lassera jamais de répandre gratuitement le bien sur la planète.

On a le droit de se demander, pourquoi cette injustice envers les âmes pures? Pourquoi tout se mal envers le bien?

Mais on n’a pas le droit de laisser l’impureté des autres nous contaminer.

On n’a pas le droit de laisser le mal conquérir le bien du monde.

 

 

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Un croquis de coeur

Un croquis de coeur humain était dessiné sur le mur. Mon amie m’avait entrainée dans sa chambre, contente de me montrer son premier dessin.

Je me suis attardée sur ce croquis pendant plusieurs minutes. J’observais avec attention les artères, les ventricules et la petite forme de cet organe puissant. Elle l’avait dessinée noir sur blanc. Je me suis moi même imaginée le sang rouge traverser, et le muscle se contracter et se décontracter.

On en a tous un. Un de ces coeurs, mais avec des gravures différentes, des odeurs différentes et même des voix emprisonnées différentes.

Le coeur est bien autre chose qu’un organe et du sang. C’est toute une vie que l’on cache dans ce petit organe. Tu me diras mais il est trop petit pour y insérer une vie. En fait, le secret c’est d’y insérer tout avec amour. Et le coeur absorbe l’amour comme s’il absorbait l’eau de vie.

Même si tu oublies certains détails, ton coeur sera plus que joyeux de les faire submerger à la surface, que se soit en écoutant une musique ancienne, en ressentant ses mains sur ton visage après tant de temps, en plongeant dans des albums photos poussiéreux ou en appercevant une silhouette sur ton balcon buvant ta bière préférée. Ton coeur enregistre les milli de secondes, les brefs instants, et certains moments un peu plus longs de notre existence où l’on se dit, “c’est bien ça.”

Le coeur le fait, à une condition, que le souvenir enfoui soit porteur d’amour.

En fin de compte, “L’être humain ne peut s’accomplir que par l’Amour”. Je vis avec cette phrase, qui donne sens à ma vie, cette phrase dite par un Saint de mon pays qu’on célèbre chaque 22 du mois.

Je vis de cette phrase, et cela me suffit pour être fière. Je suis certaine que rien n’est plus beau que de remplir un coeur de voix de personnes qu’on aime, de visages familiers, de certains épisodes inoubliables, de certains fou rires à midi ou à minuit, d’une odeur de chocolat chaud qui fait rappeler des souvenirs d’enfance, une petite note par ci, un bout de musique par là, un regard figé et des couchers de soleil accumulés.

On a tous un croquis de coeur qui fait circuler du sang.

Je décide de lui donner vie en y mettant tout l’amour que je possède et que je peux recevoir des gens que j’aime, et vous, vous en faites quoi de votre croquis de coeur?

 

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L’humanité?

J’écris des notes, je barres. Je réecris la même chose puis je me décide à nouveau de les enlever.

Les mots ont un pouvoir limité face aux sentiments. On ne peut pas tout écrire.

Je me lève et m’assois dehors sur le sol glacé. Aux alentours, personnes. Uniquement deux chats qui dorment sur mon paillasson. Il s’agit des chats de mon voisin. Ils viennent toujours chez moi, me rendre visite vers 4 heures du matin et lorsque les rues commencent à s’inonder de gens, ils repartent chez eux.

En fait, ils savent que je me lève à peu près tous les jours à cette heure ci et que je m’assois dehors. Ils viennent toujours ensemble, ils traversent la rue et se figent devant ma porte, les yeux rivés sur moi.

Je ne sais pas pourquoi ils s’intérèssent à moi. Peut être parce que je ne les chasse pas comme le fait la majorité des gens habitant cette rue. Je les laisse là, l’un collé à l’autre, m’observer à 4 heures du matin.

Je n’aime pas les yeux des chats. Mais eux, c’est quelque chose d’autres. Ils me regardent avec tendresse, ils me tiennent compagnie. Je ne leur dirais jamais d’aller voir ailleurs.

On ne dit jamais cela aux êtres qui ont l’unique intention de t’accompagner dans ta solitude.

On ne dit jamais cela aux êtres qui ont l’unique intention de voir si tu vas bien.

On ne dit jamais cela aux êtres qui ont l’unique intention de t’aimer à leurs façons.

Je ne les nourris pas. Je les observe comme ils le font eux aussi avec moi. Ce qui m’a toujours surpris aussi, c’était qu’ils étaient toujours deux à venir, l’un ne venait pas sans l’autre et c’était beau à voir.

Cela fait plusieurs mois et c’est toujours la même chose. Cette fois, je décide de leur donner un bol de lait bien frais.

Au moins, ils le méritent.

Au moins, ils prennent le risque de traverser la rue à 4 heures du matin pour venir m’observer assise par terre, perdue dans mes pensées, les observant tout en ne les observant pas, essayant de comprendre pourquoi deux chats pouvaient agir de façon humaine alors que même certains humains n’arrivaient pas à le faire?

L’humanité, c’est un mot que nous avons inventé parce qu’on est des humains, mais l’humanité, c’est un acte que d’autres êtres appliquent parce qu’ils ne se perdent pas dans les mots et les apparences.

Un humain m’a déjà dit d’aller voir ailleurs.

Les deux chats de mes voisins ne l’ont jamais fait et ne le feront jamais.

 

 

 

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